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09.05.2008

UTOPIE ET/OU PRÉVISIONNISME EN 2030

UTOPIE ET/OU PRÉVISIONNISME EN 2030. LES BONNES INTENTIONS.


La responsabilité sociétale des entreprises n’est plus une simple affaire de marketing. Elle est indispensable à la gestion et à la rentabilité des activités. La productivité demeure la responsabilité de l'individu, mais l'utilisation des ressources est devenue collective.

Les bonnes intentions.

Après des décennies de retard, les gouvernements ont finalement été forcés d’agir pour limiter les émissions de carbone. Un système de crédit de carbone a été imposé, qui donne à chaque individu un droit d’utilisation limitée de l’énergie. A présent, les individus déterminent eux mêmes leurs modes de vie en fonction de ce crédit carbone. Les entreprises doivent tenir compte de l’ensemble de l’énergie consommé par leur activité en y incluant le transport quotidien de leurs personnels et les consommations énergétiques des travailleurs à domicile et des itinérants.

Le régime fiscal imposé aux entreprises s'est révélé être un énorme défi pour l’économie britannique. La politique d’anticipation menée par Cogito depuis 2005 en matière de développement durable lui a permis de mieux résister que ses concurrents. Cette crise a entraîné de nombreuses faillites et de lourdes restructurations.

La responsabilité sociétale des entreprises n’est plus une simple affaire de marketing. Elle est indispensable à la gestion et à la rentabilité des activités. Jusqu’à présent Cogito disposait de 3 grands ensembles régionaux pour couvrir ses besoins de productions. Les restrictions d’usage du crédit carbone ont modifié de façon spectaculaire l’organisation de l’entreprise. Aujourd’hui, Cogito dispose de 30 implantations de production où aucun employé ne vit à plus de 10 kilomètres du site auquel il est rattaché. La productivité demeure la responsabilité de l'individu, mais l'utilisation des ressources est devenue collective.

Les travailleurs

Partout dans les pubs et cafés c’est le même discours, les coûts de transport sont exorbitants. Nombreux sont ceux qui se plaignent de ne pas pouvoir partir en vacance cette année, ou même ne pas pouvoir aller travailler parce qu’ils ont consommé leur crédit carbone. Les employés de Cogito se sentent un peu soulagés de leur situation. Travailler à Cogito leurs apportent de nombreux avantages pour la gestion de leur crédit carbone : compagnie de transport, accès à des conseillers personnels en ressources,…


L’espace de travail

Avec ces nouvelles mesures, le travail à domicile c’est largement développé, voir devenu la norme pour la plupart des entreprises. Les immeubles en centre ville se sont désertés de leurs occupants et les loyers commerciaux sont à leur plus bas historique.

L’espace de travail, imaginé par Cogito, favorise l’inspiration des employés, encourage l’interaction et préserve le crédit carbone à chacun. Cogito a organisé ses sites de production en « Campus.

Les employés clés ont déménagé sur les sites et y vivent. Pour ceux qui travaillent tard ou qui sont de passage, un hôtel est mis à leur disposition. Il y a un coût pour ces prestations à usage mixte, mais cette évolution contribue à bâtir une solide culture d'entreprise et fournis un sentiment d’appartenance que les télétravailleurs envient.


Des systèmes intelligents permettent de calculer les niveaux de consommation d’énergie en temps réel. Ils ajustent et optimisent l’usage des ressources naturelles disponibles au cours de la journée (orientation du bâtiment, vitesse du vent, température de l’air). Les surfaces de travail sont denses afin de minimiser l'utilisation des ressources. En cas de pics de consommation, les employés sont informés et encouragés à réduire leurs activités. Il faut dire que l’Etat surveille les consommations d’énergie et n’hésite pas à faire des coupures d'électricité. Des installations de loisirs et de services complètent le « campus ». Restaurants, cinémas, salles de sport et crèches offrent aux employés les divertissements et commodités qu’ils ont besoin et sans se déplacer.

Que doit on retenir ? Comment préparer l’avenir ?

Le levier psychologique sera l’un des principaux conducteurs de la productivité de demain. Nous devrons apprendre et comprendre ce qui pousse l’individu à agir. Nous devrons produire du sens. La vision stratégique des entreprises devra être en adéquation avec celle des employés. Nous entrerons dans l’ère de la « congruence » stratégique. Les politiques environnementales et les conditions de travail seront alignées.

Le travail est intrinsèquement social. Les entreprises devront relever le défi de (re)créer du lien et partager les richesses. Mais quelles seront ces richesses ? L’argent, l’emploi, l’énergie, le bien être, les amis, la famille, … et peut être l’Espace de travail.

En janvier 2006, le Département of Trade and Industrie (DTI), rebaptisé aujourd’hui the Department for Business, Enterprise and Regulatory Reform (BERR) a publié une étude de prospective pour le Royaume-Uni. Trois scénarii, sont issus de cette étude et sont repris dans notre rubrique.

Les scénarii sont centrés sur l'année 2030. Ils sont illustrés par une société fictive appelée Cogito, leader sur son marché, dans le secteur des services. Bien que conçues comme des outils de réflexion stratégique, plutôt que de prévisions d'un avenir certain, ces scénarii soulèvent des questions intéressantes sur le fonctionnement actuel de nos entreprises.

Source : http://www.planetefacility.com/index.php?id=715

Le monde en 2020 selon Joël de Rosnay

Téléchargez librement l'ouvrage Scenarios 2020 sur http://www.scenarios2020.com/

PREMIERE PARTIE

Voyage dans la complexité
Qu’est-ce qu’un système complexe ? – L’écosystème : une complexité utile à la vie – Comment comprendre la complexité ? – Comment naît la complexité ? – Et l’homme créa le cyberespace – La sélection naturelle ne suffit pas – La guerre des boutons – Le bond Internet : un saut quantique dans le temps – Des milliers de poupées russes – Quand le simple génère de la complexité – La spirale de Fibonacci, un des « trucs » de la nature – Des attracteurs étranges – Règles de survie et lois d’échelles – Et le temps dans tout ça ? – Des voisins qui vous veulent du bien – La route du miel – Le chemin se fait en marchant

SECONDE PARTIE

L’Internet du futur
Vers la convergence technologique – Un écosystème informationnel – La révolution du sans fil (géolocalisation – hybrides – fonctions déportées) – Un internet de plus en plus mobile (grid computing – web intuitif – e-commerce interactif – technologies d’apprentissage et e-education) – L’Internet des objets (objets familiers – biométrie – personnalisation – périphériques ou « téléphériques » ? – capteurs intelligents) – Les objets hors de contrôle ? – Les spotcodes – L’émergence des médias des masses (WiKis, blogs, journaux citoyens, encyclopédie libre et cie – RSS feed – musique et livres téléchargeables en ligne – podcasting – réseaux de rencontre sur Internet) – Les étoiles d’Amazon – L’équation : flux + buzz = biz – Google Earth – AgoraVox, une nouvelle forme d’information citoyenne – Bit Torrent – Imprimer des objets à partir d’Internet (micro usines personnalisées) – Conflit de générations ? – L’Internet de 2020 : une rupture de civilisation – Vers un « éco socialisme » ? – Le revers de la médaille… (infopollution – désinformation – société « dématérialisée » – atteinte à la vie privée) – Le blues des « branchés » – Réinventer la cyberdémocratie

TROISIEME PARTIE

Energie et développement durable
Economie, écologie : deux faces d’une même médaille – Approches systémiques et analytiques : sœurs ennemies ? – L’écosystème ou la solution parfaite – Qu’est-ce que le développement durable ? – Le développement adaptatif régulé – Les trois étapes de l’évolution d’un système complexe (entropie – auto organisation – néguentropie) – Les dix commandements du développement durable ou le démon de Maxwell… – Des énergies classiques aux énergies renouvelables (énergies directes : photovoltaïque et solaire thermique – énergies indirectes : hydroélectrique, vent et biomasse) – Le nucléaire de quatrième génération : plus propre et plus sûr (La réaction de fission et la réaction de fusion – le « Graal » de la fusion froide) – Les supraconducteurs – L’effet de serre – Les réserves de pétrole à sec vers 2030 ? – Et la France dans tout ça ? – Les grandes innovations de demain (cogénération – moteur de Stirling – cheminée solaire) – Vers l’économie de l’hydrogène ? – Le syndrome de Hindenburg – Les biocarburants – De la Swatch à la Prius… – Les dix gestes qui sauvent ou chacun pour tous !

QUATRIEME PARTIE

Biotechnologies, santé et médecine
La révolution des sciences du vivant – Reprogrammer le vivant – La révolution biologique n’est pas une génération spontanée – Les secrets du livre génétique – Des anticorps à tête chercheuse – De la molécule au médicament : la puissance de la génomique – Chimie combinatoire et clonage thérapeutique – L’ingénierie tissulaire, ou des usines à organes à portée de main ? – Les architectes de l’infiniment petit (biologie du futur : l’avènement des nano biotechnologies – bio-puces ou bio chips – nanolabos –MEMS, NEMS et nano-médecine – biomatériaux et bio-mimétisme) – La révolution de la longévité : une espérance de vie de 120 ans ! – Le corps aussi rouille… – Les télomères ou les « mèches de la vie » – La frugalité, secret de la longévité – Vieillir jeune ! – Big pharma est en crise ! – Vers la biologie systémique et la biologie de synthèse – Et l’éthique dans tout ça ?

CINQUIEME PARTIE

Environnements intelligents et interfaces homme/machine
Du sac à puces… à la puce intelligente – De la biomécanique à la bioélectronique – Et si Orwell avait raison ? – Le réseau est l’ordinateur… – L’encre électronique – Mariage de la micromécanique et de la micro-électronique – La révolution des RFID – Pods et smart dusts – Le dialogue M2M – Le social networking – L’énergie intelligente – Des outils mettables – Biotique, ou l’interface ultime – Les grandes étapes de la communication du cerveau vers les machines – L’affective computing – Bientôt l’avènement du surhomme ? – L’homme du futur sera « extériorisé » ou ne sera pas…

CONCLUSION

Est-on plus heureux grâce à la technologie ?

Le Monde en 2035 d'après les anglais

Le monde en 2035 : une vision inquiétante du futur d’après le Ministère de la défense britannique

Où en sera la planète dans trente ans ? Une cellule de prospective du ministère de la Défense britannnique s'est penchée sur la question. Le tableau qu'elle dresse dans un rapport résumé par The Guardian n'est pas encourageant.

Des puces électroniques dans le cerveau, des armes à impulsion électromagnétique, une classe moyenne révolutionnaire prenant la relève du prolétariat de Marx, une explosion démographique dans les pays du Moyen-Orient accompagnant une baisse de la fertilité en Europe, des « flash mobs » rapidement mobilisables par des gangs criminels ou des groupes terroristes.

Voilà le monde dans trente ans, tel que l'imagine un groupe du ministère de la Défense britannique chargé de brosser le « futur contexte stratégique » auquel les forces armées britanniques pourraient être confrontées. Selon le contre-amiral Chris Parry, chef du centre de la doctrine et de la prospective au ministère de la Défense, il s'agit plus d'estimations « fondées sur des probabilités que de prédictions ».

Le rapport de 90 pages revient sur plusieurs grandes questions telles que l'importance économique croissante de l'Inde et de la Chine, la militarisation de l'espace ainsi que le « déclin qualitatif des informations » lié au développement des « citoyens-journalistes sur Internet » et à la pression croissante poussant à la publication des histoires "aux dépens des faits". Le rapport aborde également d'autres développements potentiels moins connus.

En 2035, on disposera probablement d'une bombe électromagnétique capable de détruire tous les systèmes de communication d'une zone ou d'être utilisée contre une « ville mondiale », comme un centre d'affaires international. Les armes à neutrons – capables d'annihiler les êtres vivants sans détruire les bâtiments – « pourraient devenir des armes de choix pour des nettoyages ethniques radicaux dans un monde de plus en plus peuplé ». L'usage de centres armés entièrement automatisés permettrait "d'exercer une force létale sans intervention humaine, ce qui suscite des interrogations d'ordre légal et éthique".

En 2035, des puces pourraient être implantées directement dans le cerveau. L'invasion croissante des technologies de communication permettra aux Etats, aux terroristes ou aux criminels de mobiliser des « flash mobs » et de rassembler des forces rapidement dans un point donné.

« Les classes moyennes pourraient devenir révolutionnaires et reprendre le rôle du prolétariat tel que l'imaginait Marx », pronostique le rapport. Cette hypothèse est fondée sur l'écart croissant entre, d'une part, les classes moyennes et les très riches et, d'autre part, une sous-classe urbaine menaçant l'ordre social. « Les classes moyennes pourraient unir leurs forces à travers le monde et utiliser leur accès aux connaissances, aux ressources et aux savoir-faire pour modifier les processus internationaux dans leur intérêt. » La montée du relativisme moral et des valeurs pragmatiques incitera les gens à rechercher « la sécurité de systèmes de croyances rigides, notamment l'orthodoxie religieuse et les idéologies politiques comme le populisme et le marxisme".

En 2010, plus de 50 % de la population mondiale vivra en milieu urbain, ce qui créera une plus grande misère sociale, de « nouveaux risques d'instabilité » et de plus en plus de bidonvilles. En 2035, ce chiffre sera de 60 %. Les flux migratoires augmenteront. La mondialisation pourrait conduire à un niveau d'intégration internationale tel que les guerres entre Etats pourraient devenir impossibles. En revanche, elle pourrait créer des « conflits interrégionaux » où des communautés d'intérêt s'affronteraient par-delà les frontières nationales.

La population mondiale pourrait atteindre 8,5 milliards d'habitants en 2035, dont 98 % vivraient dans des pays en développement, qui rassemblent déjà près de 87 % des moins de 25 ans. Sur la même période, les populations subsahariennes devraient croître de 81 % et celles du Moyen-Orient de 132 %.

Selon le rapport, cette poussée démographique sera toujours synonyme de grande instabilité au Moyen-Orient, et dans une moindre mesure dans le nord de l'Afrique. Le rapport se penche également sur le cas de l'Arabie Saoudite, premier marché pour les armes britanniques, où le chômage atteint 20 % et où les jeunes sont surreprésentés dans une population qui est passée de 7 à 27 millions d'habitants depuis 1980.

Le mécontentement des jeunes face à des régimes non représentatifs « trouvera un exutoire dans le militantisme politique, notamment l'islamisme politique radical dont le concept d'Oumma – la communauté de l'islam – et l'opposition au capitalisme pourraient mal s'accommoder d'un système international fondé sur des Etats-nations et les forces du marché mondial », indique le rapport.

Les tensions entre le monde musulman et l'Occident devraient perdurer et toucher de plus en plus la Chine « dont le nouveau matérialisme, le dynamisme économique et l'athéisme institutionnalisé pourraient être frappés d'anathème par l'orthodoxie musulmane ».

Le nombre de victimes et les dommages dus au terrorisme devraient rester faibles. Mais les actes d'extrême violence, approuvés dans certains états islamistes et mis en scène de manière à optimiser l'impact médiatique du « théâtre des violences » devraient persister. Une « coalition terroriste », rassemblant des opposants réactionnaires ou révolutionnaires tels que les ultranationalistes, les groupes religieux et même certains militants écologistes extrémistes, pourrait mener une campagne mondiale plus intense.

Des « preuves indubitables » témoignent de la réalité du réchauffement climatique et de sa persistance à un rythme sans précédent pendant tout le 21e siècle. Il pourrait provoquer une désalinisation de l'océan Atlantique en augmentant les flux d'eau non salée en provenance de l'Arctique. « Les courants océaniques chauds en Europe occidentale pourraient s'en trouver diminués et la baisse des températures pourrait être supérieure à celle du petit âge glaciaire des 17e et 18e siècles ».

Richard Norton-Taylor
The Guardian

Une Wallonie sans pauvreté d'ici 2025 !!!

135 mesures pour une "Wallonie sans pauvreté d'ici 2025"
Dans le cadre de son objectif "Wallonie sans pauvreté d'ici 2025", le gouvernement wallon a pris connaissance d'un rapport définissant 135 mesures à prendre pour tendre à l'objectif.

Actuellement, en Wallonie, 17 pc de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté (60 pc du revenu national médian équivalent). "La lutte contre la pauvreté relève du gouvernement fédéral, mais le gouvernement wallon contribue activement, dans le cadre de ses compétences propres, à renforcer la cohésion sociale en Région wallonne, notamment via le plan stratégique transversal 3", a remarqué le ministre wallon de l'Action sociale, Didier Donfut.

Un rapport sur le sujet a été rédigé par la Direction interdépartementale de l'intégration sociale (DIIS), et l'Institut wallon de l'évaluation, de la prospective et de la statistique (IWEPS). En trois volets (statistiques, inventaire des mesures, analyse et recommandations), il esquisse depuis 2001 un portrait de la Wallonie sous l'angle de l'accès aux droits fondamentaux inscrits dans la Constitution (droit à mener une vie conforme à la dignité humaine, droit à la protection de la santé et à l'aide sociale et médicale, droit à un logement décent, droit au travail, droit à la protection d'un environnement sain, droit à l'épanouissement social et culturel), en lien avec les compétences régionales.

Le rapport a pointé 135 mesures, dont 39 ciblent plus particulièrement la grande pauvreté. Elles concernent notamment les dispositifs de validation des compétences professionnelles, l'accompagnement des jeunes dans les quartiers en difficulté, les actions d'alphabétisation, la guidance sociale énergétique, l'allocation de déménagement et de loyer, les espaces publics numériques, etc.

Le gouvernement wallon dispose ainsi d'un panorama clair des actions menées et de leur articulation. "Sur base de cet état des lieux, un suivi régulier de ces 39 mesures va être réalisé. Le premier sera proposé au gouvernement wallon à la fin de l'année", a remarqué Didier Donfut.

Pour mieux informer les bénéficiaires, le gouvernement wallon va également assurer une information complète aux personnes susceptibles de bénéficier de ces 39 mesures, et favoriser leur rapprochement avec les institutions en mesure de les aider. L'information se fera notamment via les réseaux publics et associatifs concernés par la lutte contre la pauvreté. (belga/7sur7)

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1502/Belgique/article/detail/2...

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